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19 juillet 2026

Manger 30 plantes par jour : Une révolution santé ou une aberration alimentaire ?

De nombreuses études ont en effet prouvé l’existence d’un lien étroit entre l’état de ce microbiote et notre santé mentale et cardiovasculaire. Une théorie qui commence à faire son chemin dans le milieu médical et nutritionnel.

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L’étude de l’American Gut Project

Cette recommandation surprenante trouve notamment ses origines dans une étude menée par l’American Gut Project. Selon les scientifiques, les personnes ayant un microbiote en bon état étaient celles qui consommaient plus de 30 plantes différentes par semaine.

Mais quelles plantes faut-il privilégier ? Les experts citent pêle-mêle l’avoine, l’orge, les légumineuses comme les pois chiches ou les lentilles, sans oublier les noix et les herbes aromatiques. Autant d’aliments riches en fibres, essentiels pour nourrir les bonnes bactéries intestinales.

Un concept qui divise

Si cette théorie des « 30 plantes » séduit de plus en plus d’adeptes, elle n’en reste pas moins controversée. La docteure Emily Leeming, spécialiste du microbiote, émet ainsi de sérieuses réserves. Elle déplore notamment l’absence de précisions sur les quantités à consommer et craint que ce concept ne génère du stress, voire des troubles alimentaires chez les personnes déjà fragilisées.

D’autres experts soulignent également les limites d’une telle approche. Compter scrupuleusement chaque plante ingérée relève de la gageure et occulte d’autres facteurs tout aussi importants, comme la qualité et la variété de l’alimentation dans son ensemble.

Des conseils plus pragmatiques

Face à ces critiques, de nombreux nutritionnistes prônent une approche plus réaliste et équilibrée. Plutôt que de se focaliser sur un nombre précis de plantes, l’essentiel serait de diversifier au maximum son alimentation. Miser sur les produits de saison, locaux et peu transformés, en alternant les sources de fibres et de nutriments essentiels.

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Bien que séduisante sur le papier, la théorie des « 30 plantes » soulève donc de nombreuses interrogations. Si elle a le mérite de replacer le microbiote au cœur des préoccupations santé, son application stricte pourrait s’avérer contre-productive, voire dangereuse pour certains profils.

Un constat partagé par de nombreux lecteurs, comme en témoignent les réactions mitigées suite à la diffusion du film Netflix. Tandis que certains se réjouissent d’avoir découvert une nouvelle piste pour prendre soin de leur santé, d’autres dénoncent une nouvelle lubie alimentaire anxiogène et élitiste.

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